Série Ras Shamra – Ougarit

La série Ras Shamra – Ougarit a été initiée par Marguerite Yon, directrice de la Mission archéologique française de Ras Shamra de 1978 à 1998. Seize volumes (I à XVI) sont parus sous sa responsabilité. La direction de la série a ensuite été assurée par Yves Calvet, directeur français de la Mission archéologique syro-française de Ras Shamra de 1999 à 2008, et depuis 2009, par Valérie Matoïan, directrice française de la mission. La série, dont l’objectif est de livrer à la communauté scientifique la documentation inédite, comprend des monographies et des ouvrages collectifs. Le volume XXV est paru en 2017.
La très grande majorité des textes sont rédigés en langue française. Des résumés en langue anglaise sont associés aux contributions depuis le volume XVII et des résumés en langue arabe depuis le volume XXIII.
Depuis sa création, cette publication reçoit un soutien constant du Ministère des Affaires étrangères. Depuis 1983 et jusqu’en 2007, la série est parue aux Éditions Recherche sur les Civilisations (Paris), de 2008 à 2012 aux Publications de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée (Lyon), et depuis 2012 aux Éditions Peeters à Leuven.
La table des matières est présentée pour chaque volume. Les volumes I à XVI sont de plus consultables en ligne et téléchargeables. L’opération de numérisation de ces volumes a reçu le soutien du Ministère des Affaires étrangères et du Service informatique de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée. Pour les volumes suivants, les résumés des contributions sont consultables en ligne.

CALLOT O., 1983, Une maison à Ougarit, Étude d’architecture domestique, Ras Shamra-Ougarit I, ERC, Paris.

PARDEE D., 1985, Les textes hippiatriques, Ras Shamra-Ougarit II, ERC, Paris.

YON M. (éd.), 1987, Le Centre de la Ville, 38e-44e campagnes (1978-1984), Ras Shamra-Ougarit III, ERC, Paris.

PARDEE D., 1988, Les textes para-mythologiques de la 24e campagne (1961), Ras Shamra-Ougarit IV, ERC, Paris.

BORDREUIL P. et PARDEE D., 1989, La trouvaille épigraphique de l’Ougarit, 1, Correspondance, Ras Shamra-Ougarit V.1, ERC, Paris.

CUNCHILLOS J.-L., 1990. La trouvaille épigraphique de l’Ougarit, 2, Bibliographie, Ras Shamra-Ougarit V.2, ERC, Paris.

YON M. (éd.), 1991, Arts et Industries de la pierre, Ras Shamra-Ougarit VI, ERC, Paris.

BORDREUIL P. (dir.), 1991, Une bibliothèque au sud de la ville, Ras Shamra-Ougarit VII, Paris, ERC.

CONTENSON H. de, 1992, Préhistoire de Ras Shamra, Ras Shamra-Ougarit VIII, 2 volumes, Paris, ERC.

AMIET P., 1992, Corpus des Cylindres de Ras Shamra-Ougarit, II, Sceaux-cylindres en hématite et pierres diverses, Ras Shamra-Ougarit IX, ERC, Paris.

CALLOT O., 1994, La tranchée “ Ville Sud ”, Études d’architecture domestique, Ras Shamra-Ougarit, X, ERC, Paris.

YON M., SZNYCER M. et BORDREUIL P. (éds), 1995, Le pays d’Ougarit autour de 1200 av. J.C., Actes du Colloque International, Paris, 28 juin- 1er juillet 1993, Ras Shamra-Ougarit XI, ERC, Paris.

PARDEE D., 2000, Les textes rituels d’Ougarit, Ras Shamra-Ougarit XII, 2 fascicules, ERC, Paris.

YON M., KARAGEORGHIS V. et HIRSCHFELD N., 2000, Céramiques mycéniennes, Ras Shamra-Ougarit XIII, Fondation A.G. Leventis & ERC, Nicosie.

YON M. et ARNAUD D. (éds), 2001, Études ougaritiques I. Travaux 1985-1995, Ras Shamra-Ougarit XIV, ERC, Paris.

MONCHAMBERT J.-Y., 2004, La céramique d’Ougarit, Campagnes de fouilles 1975 et 1976, Ras Shamra-Ougarit XV, ERC, Paris.

GACHET-BIZOLLON J., 2007, Les ivoires d’Ougarit, Ras Shamra-Ougarit XVI, ERC, Paris.

MATOIAN V. (dir.), 2008, Le mobilier du palais royal d’Ougarit, RSO XVII, Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Lyon.

BORDREUIL P., PARDEE D., HAWLEY R., 2012, Une bibliothèque au sud de la ville, III : Textes 1994-2002 en cunéiforme alphabétique de la maison d’Ourtenou, Ras Shamra-Ougarit XVIII, Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Lyon.
Depuis 1973, au sud du tell de Ras Shamra, l’ancienne ville d’Ougarit, des centaines de tablettes cunéiformes ont été mises au jour en un lieu qui sera par la suite dénommé « la Maison d’Ourtenou ».
Cette archive comprenant plusieurs centaines de textes alphabétiques ougaritiques et syllabiques suméro-akkadiens a déjà fait l’objet de deux publications : la trouvaille de 1973 dans Une bibliothèque au sud de la ville* (éd. P. Bordreuil, RSO VII, Paris 1991), puis les textes des campagnes de 1986 à 1992 dans Une bibliothèque au sud de la ville**, Études ougaritiques I (éd. M. Yon & D. Arnaud, RSO XIV, Paris 2001). La troisième publication : P. Bordreuil et D. Pardee avec R. Hawley, Une bibliothèque au sud de la ville*** : Textes 1994-2002 en cunéiforme alphabétique de la Maison d’Ourtenou, présente les 87 textes ougaritiques mis au jour depuis 1994 jusqu’à la fin de la fouille de la Maison d’Ourtenou en 2002. Elle complète la publication de la documentation en cunéiforme alphabétique provenant de cette maison. Un volume consacré aux textes en écriture cunéiforme mésopotamienne sera publié prochainement dans la série Ras Shamra-Ougarit.

CALLOT O., 2011, Les sanctuaires de l’acropole d’Ougarit, Les temples de Baal et de Dagan, Ras Shamra-Ougarit XIX, Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Lyon.
Bien que dégagés en 1929 et en 1934, les sanctuaires de Baal et de Dagan sur l’acropole d’Ougarit n’ont jamais fait l’objet d’une publication exhaustive. Le présent travail a donc pour but de combler cette lacune, même si depuis leur fouille ces monuments ont beaucoup souffert.
Le matériel recueilli lors des fouilles et dans quelques sondages plus récents montre que ces temples ont été édifiés au Bronze moyen et qu’ils ont fonctionné sans changements majeurs jusqu’au milieu du XIIIe siècle, date à laquelle ils se sont effondrés lors d’un séisme qui a détruit la ville. Seul le temple de Baal a été reconstruit avant d’être à nouveau détruit au début du XIIe siècle, en même temps que toute la cité.
Du point de vue architectural, ces deux temples présentaient des similitudes frappantes. Ils sont tous deux du même type, appelé « temple-tour ». On y trouve le même vestibule bas, suivi d’un corps de bâtiment beaucoup plus haut abritant le Lieu Saint. Enfin, c’est par un réseau complexe d’escaliers qu’on accédait à la terrasse haute (plus de 20 m) où se trouvait un lieu de sacrifice essentiellement réservé au roi.
Olivier Callot, architecte dplg a été Directeur de Recherche au CNRS. Il a travaillé en Grèce, en Turquie, à Chypre, en Syrie, en Jordanie, en Egypte et dans le Golfe. Membre de la mission de Ras Shamra depuis 1978, il s’est consacré à l’étude de l’architecture (maisons, temples et Palais royal) et à l’urbanisme de cette cité.

MATOÏAN V., AL-MAQDISSI M., CALVET Y. (éds), 2012, Études ougaritiques II, Ras Shamra-Ougarit XX, Peeters, Louvain

Vingt-huit ans après la parution du premier volume de la série Ras Shamra – Ougarit, aux Éditions Recherche sur les Civilisations du ministère des Affaires étrangères, le volume XX, édité par V. Matoïan, M. Al-Maqdissi et Y. Calvet et consacré au fascicule II des Études ougaritiques, est publié aux Éditions Paul Peeters.
L’ouvrage rassemble des études, menées pour l’essentiel dans le cadre de la mission archéologique de Ras Shamra et concernant des périodes qui vont du PPNB au Bronze récent. Au nombre de quatorze, la moitié fut présentée lors de deux colloques internationaux organisés à l’occasion du soixante-quinzième anniversaire de la découverte du site de Ras Shamra, en Syrie et en France.
Les contributions d’Y. Calvet et de B. Geyer portent sur les recherches environnementales, en insistant sur la question des ressources en eau de l’antique cité d’Ougarit ; l’article d’A. Bounni, de J. et É. Lagarce, et de S. Rey constitue le rapport préliminaire de la campagne de fouilles franco-syriennes menée en 1974 sur le tell de Ras Shamra, juste à l’ouest de l’extrémité nord de la tranchée « Ville sud » ; les études de J.-Y. Monchambert et d’E. Dardaillon portent sur la culture matérielle du Bronze récent, le premier étant consacré à la céramique peinte locale à décor figuré et le second aux productions métalliques ; les études épigraphiques abordent, dans la contribution de F. Malbran-Labat et C. Roche, la question du commerce et de l’élevage des chevaux dans le royaume d’Ougarit au travers de la documentation issue de la « maison d’Ourtenou », et, dans l’étude de G. del Olmo Lete, la littérature et le pouvoir royal à Ougarit.
Les autres articles de cet ouvrage portent pour l’essentiel sur des découvertes faites lors des fouilles anciennes mais restées inédites ou peu exploitées jusqu’ici. Deux études traitent de la préhistoire de Ras Shamra, selon une approche anthropologique pour la contribution de H. de Contenson et de J. Clère, qui porte sur la période de Halaf, et archéozoologique pour celle de D. Helmer, qui offre une nouvelle présentation des données recueillies dans les niveaux allant du PPNB récent au Bronze ancien. Les autres concernent la période du Bronze récent.
Les études d’É. Bordreuil, R. Hawley et D. Pardee abordent des questions épigraphiques, le domaine de la métrologie et celui de la sphère royale, tandis que le travail de F. Onnis, qui s’inscrit dans le cadre du programme d’étude sur le mobilier du Palais royal d’Ougarit (cf. RSO XVII), et celui de R. Prévalet portent sur l’orfèvrerie. Les découvertes récentes sont abordées dans l’article de V. Matoïan qui reprend la question des « marques » sur les vases en céramique d’Ougarit au travers de l’étude du matériel mis au jour lors des fouilles du chantier de la « Grand-rue » (1992-2007).
Pour clore ce volume, M. Al-Maqdissi présente un bilan des principales découvertes faites, depuis 1990, sur un autre site de la côte syrienne, Tell Sianu, dans le cadre de la mission syrienne dirigée successivement par A. Bounni, B. Jamous et l’auteur.

MATOÏAN V., AL-MAQDISSI M. (éds), 2013, Études ougaritiques III, Ras Shamra-Ougarit XXI, Peeters, Louvain

Les Études ougaritiques III, volume XXI de la série Ras Shamra – Ougarit, est un ouvrage collectif – rassemblant les contributions de vingt-huit auteurs. Les études présentées portent sur les deux sites voisins de Ras Shamra et de Ras Ibn Hani, localisés sur le littoral syrien à quelques kilomètres au nord de la ville de Lattaquié.
Une première partie comporte quinze textes relatifs à des recherches menées dans le cadre de la Mission archéologique syro-française de Ras Shamra – Ougarit (Ministère français des Affaires étrangères, Direction générale des Antiquités et des Musées de Syrie). Les résultats portent principalement sur l’âge du Bronze et, pour l’essentiel, sur la période du Bronze récent. Ils concernent, d’une part, des travaux de terrain (études de plusieurs bâtiments et d’aménagements hydrauliques, analyses des techniques de construction) et, d’autre part, des études du matériel archéologique et épigraphique, avec la présentation de pièces inédites, provenant des fouilles en cours ainsi que de l’exploration ancienne du tell de Ras Shamra et du site de Minet el-Beida.
Dans une seconde partie, quatre articles portent sur Ras Ibn Hani. Le premier présente les résultats d’un sondage mené à Ibn Hani en 1987, qui a permis de mettre en évidence une occupation du Bronze ancien dans le secteur. Puis, trois rapports préliminaires relatifs à la campagne de fouille, menée en 2011 par la Direction générale des Antiquités et des Musées de Syrie sur le site de Ras Ibn Hani, apportent de nouvelles données sur l’occupation de ce secteur, du Bronze récent à l’époque byzantine.

GEYER B., MATOÏAN V., AL-MAQDISSI M. (éds), 2015, De l’île d’Aphrodite au Paradis perdu, itinéraire d’un gentilhomme lyonnais. En hommage à Yves Calvet, Ras Shamra – Ougarit XXII, Éd. Peeters, Leuven

C’est un ouvrage collectif dédié à Yves Calvet, directeur de 1999 à 2008 de la composante française de la mission syro-française de Ras Shamra – Ougarit, site sur lequel il fouilla de 1978 à 2010.
Fouilleur avant tout, mais aussi prospecteur, céramologue, iconographe, épigraphiste, éditeur: les contributions de quarante-deux auteurs réunies ici permettent de retracer l’itinéraire de cet éminent archéologue lyonnais, du bassin de la Méditerranée aux confins de l’Arabie et aux rives du Golfe persique.
La Grèce et Chypre, l’Iran, l’Iraq, le Yémen, Koweit, la Syrie : Yves Calvet est un parfait représentant de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée, dont il est un des membres les plus anciens, un des « fondateurs » de cette institution, creuset de la recherche sur l’Orient ancien. Avec ses collègues de Lyon et d’ailleurs, il est parti à la conquête de contrées mythiques – le royaume de la reine de Saba, le pays de Dilmun, le Paradis perdu quelque part entre Tigre et Euphrate, le royaume de Baal, dieu de l’orage et des tempêtes, et Chypre, l’île de la belle Aphrodite –, rêves lointains que les textes rassemblés ici se chargeront de raviver.

LACKENBACHER S. et MALBRAN-LABAT F., Lettres en akkadien de la «Maison d’Urtenu», Fouilles de 1994, RSO XXIII, Éditions Peeters, Leuven, 2016.

Après les volumes RSO VII, RSO XIV et RSO XVIII, cet ouvrage continue la publication des tablettes de la maison désignée conventionnellement comme
« Maison d’Urtenu », dont les vestiges ont été dégagés sur le tell de Ras Shamra – Ougarit de 1986 à 2002.
Sylvie Lackenbacher et Florence Malbran-Labat livrent ici l’editio princeps de 130 lettres en akkadien découvertes au cours de la campagne de 1994, lettres dont le nombre, la provenance et les sujets confirment qu’il ne s’agit pas des archives du personnage qui a donné son nom à la maison.
La plupart des lettres sont adressées au roi d’Ugarit, à la reine et au préfet, et quel qu’ait été le principal occupant de cette grande demeure, il est clair qu’il avait des liens étroits avec le pouvoir royal. Presque toutes proviennent de l’étranger – embrassant un vaste horizon, presque tout le Proche-Orient du temps –, expédiées soit depuis les cours amies, soit par des Ougaritains établis ou envoyés en mission à l’étranger.
Cette correspondance exceptionnelle, datée des règnes des deux derniers rois d’Ugarit, traditionnellement Niqmaddu III et Ammurapi, nous éclaire sur un moment capital mais mal documenté, la fin du Bronze récent, juste avant les événements qui allaient bouleverser le Proche-Orient.

MATOÏAN V. et AL-MAQDISSI M. (éds), Études ougaritiques IV, Ras Shamra – Ougarit XXIV, Éditions Peeters, Leuven, 2016.

Le volume Ras Shamra – Ougarit XXIV est dédié à la mémoire de Pierre Bordreuil. Chercheur de renommée internationale, épigraphiste, professeur, Pierre Bordreuil avait rejoint, en 1971, l’équipe de la mission archéologique de Ras Shamra.

L’ouvrage collectif, qui correspond aux Études ougaritiques IV, comprend seize articles auxquels ont contribué neuf membres de l’équipe de Ras Shamra et cinq chercheurs extérieurs à la mission. Plusieurs textes sont directement consacrés à la personnalité et à l’œuvre de Pierre Bordreuil. La plupart des études, qu’elles abordent l’archéologie ou les textes, sont des contributions à la civilisation ougaritique et plusieurs livrent des données inédites issues soit de l’exploitation des archives de la mission concernant les fouilles anciennes, soit des recherches de terrain actuelles sur le site de Ras Shamra et sur celui de Tell Shamiyeh.

MATOÏAN V. (dir.), 2017, Archéologie, patrimoine et archives, Les fouilles anciennes à Ras Shamra et à Minet el-Beida, I, Ras Shamra – Ougarit XXV, Éd. Peeters, Leuven, 428 p.

Le volume Ras Shamra – Ougarit XXV est le premier livre d’une série intitulée Archéologie, patrimoine, archives, initiée par Valérie Matoïan, dont l’objectif est de rassembler des études portant plus spécifiquement sur l’exploitation scientifique des archives des fouilles anciennes de la Mission archéologique de Ras Shamra. L’ouvrage comporte vingt-deux articles auxquels ont contribué quinze membres de la mission, rejoints par deux collaborateurs extérieurs. Ces recherches sont fondées sur l’édition d’une riche documentation pour une grande part inédite. Les documents d’archives analysés sont de nature variée : notes de fouille, cahiers d’inventaires, plans, dessins, photographies, moulages d’objets et de tablettes… Les fouilles conduites sous la direction de Claude Schaeffer sont de loin les mieux représentées et nombre de documents font partie du « Fonds C. Schaeffer » du Service des archives du Collège de France. Toutefois, les fonds documentaires de la mission, du musée du Louvre et des Archives nationales, de même que des collections privées sont aussi mis à contribution.
L’éventail des thématiques traitées est large. Plusieurs études abordent l’histoire des recherches à Ras Shamra et à Minet el-Beida, avec des éclairages plus spécifiques sur les premières campagnes, sur des collaborateurs de C. Schaeffer, archéologues ou architectes, voire encore sur la gestion et la préservation du patrimoine, venant ainsi nourrir une réflexion épistémologique.
D’autres articles, rédigés par des spécialistes de plusieurs disciplines (archéologues, historiens, épigraphistes, archéozoologues), analysent des témoins de la civilisation ougaritique, productions locales ou importations datant en majorité de la période du Bronze récent. Ils livrent une documentation neuve sur des objets inédits (sceaux-cylindres, scarabées, rhytons, figurines-plaquettes, « appliques murales », baignoires…), apportent des données permettant une meilleure contextualisation des œuvres, ou des précisions sur l’état de conservation d’objets au moment de leur découverte ou après leur nettoyage, révélant parfois un élément de leur décor, voire même une nouvelle inscription.
Une dernière contribution présente les résultats d’un programme en cours d’analyse diachronique des paysages (xixe – xxie siècles) fondé notamment sur la documentation photographique ancienne, entrepris par les géographes de la mission selon une approche novatrice pour cette région du Levant.
Enfin, les trois premiers dossiers d’un programme de cartographie numérique thématique à l’échelle de la région, initié en 2016, viennent clore ce volume. Celui-ci correspond au volet scientifique de l’opération de valorisation – intitulée « Ougarit, entre Orient et Occident. La mission d’Ougarit et son héritage » – qui s’est tenue au Collège de France, en septembre 2016, et au Ministère des Affaires étrangères et du Développement international, en novembre 2016.

Matoïan V. (dir.), 2019, Archéologie, patrimoine et archives, Les fouilles anciennes à Ras Shamra et à Minet el-Beida, II, Ras Shamra – Ougarit XXVI, Éd. Peeters, Leuven, I-VIII pages, 296 pages.

Le volume Ras Shamra – Ougarit XXVI est le second opus de l’opération Archéologie, patrimoine et archives, qui rassemblent des études portant plus spécifiquement sur l’exploitation scientifique des archives des fouilles anciennes de la Mission archéologique de Ras Shamra.
L’ouvrage comporte quatorze articles auxquels ont contribué douze membres de la mission, rejoints par une collaboratrice extérieure. Ces recherches sont fondées sur l’édition d’une riche documentation pour une grande part inédite. Les fouilles conduites sous la direction de Claude Schaeffer sont de loin les mieux représentées et nombre de documents font partie du « Fonds C. Schaeffer » du Collège de France. D’autres fonds ont aussi été exploités parmi lesquels les sources documentaires gérées par la mission et les archives du Département des Antiquités orientales du musée du Louvre.
Plusieurs études abordent l’histoire des recherches à Ras Shamra et à Minet el-Beida, avec des éclairages plus spécifiques sur le début des fouilles ou encore sur des pièces de la correspondance scientifique du fonds C. Schaeffer. D’autres articles analysent des témoins de la civilisation ougaritique, objets, inscriptions en louvite hiéroglyphique ou en hiéroglyphes égyptiens, productions locales ou importations datant en majorité de la période du Bronze récent. Ils livrent une documentation neuve sur des constructions, sur des objets inédits (poids, scarabée, bulle étiquette, harpè), apportent des données permettant une meilleure contextualisation de ces œuvres, ou sur d’autres déjà connues par les publications. Un troisième dossier, consacré aux études géographiques, livre la seconde contribution du programme en cours d’analyse diachronique des paysages (xviie–xxie siècles), ainsi que trois nouvelles cartes numériques thématiques et une étude sur le climat de la région de Lattaquié.

elementum elit. sem, justo amet, in mattis